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Les piscines naturelles

Imaginez-vous plonger l’été dans une eau limpide, fraîche et douce. Rappelez-vous ces agréables moments passés à jouer au bord d’un lac, d’un torrent ou d’une rivière. Intégrée parfaitement au paysage de votre jardin, la piscine naturelle n’est pas un chantier aussi dévastateur et coûteux que l’habituel rectangle turquoise auquel nous rêvions tous.
Véritable biotope et zone de vie aquatique, la piscine naturelle est généralement divisée en deux zones (baignade et régénération). L’eau de votre piscine se régénère par l’intervention spontanée des micro-organismes, plantes et batraciens. Cette faune et cette flore sont chargées de réguler la vie aquatique de votre étang artificiel.
Dans le bassin de régénération, les matières organiques sont transformées par des bactéries pour être ensuite assimilées par les plantes. Une véritable chaîne alimentaire se met alors en place, sous votre contrôle. La nature reprend ses droits et assure le rôle de maintenance qu’occupent habituellement les bactéricides, les algicides, les produits chlorés et javellisés. Les risques de contamination de votre eau par des organismes pathogènes sont très faibles. Veillez tout de même à analyser votre eau régulièrement pendant la période estivale. Des kits très abordables vous permettront de le faire vous-même.
Design ou intégrée avec le plus grand naturel à votre jardin, toutes les solutions de taille et profondeur sont envisageables. Il n’est pas dit que ces aménagements soient à la portée de tous. Cependant, avec de la méthode, un brin de volonté et un peu de votre sueur, ce sont des solutions de loin beaucoup plus économiques et écologiques que la création d’une piscine conventionnelle.
Un terrassement est bien évidement nécessaire ; le fond sera recouvert d’un solide film d’étanchéité ou mieux encore, d’un substrat argileux chargé d’imperméabiliser le fond du bassin qui sera ensuite recouvert de gravier. Des paliers devront être créés afin de faciliter la vie des batraciens chargés de lutter contre les insectes et moustiques et de créer des zones peu profondes chargées d’absorber l’énergie solaire nécessaire au réchauffement du bassin.
Pour la régénération, deux solutions s’offrent à vous : la première consiste en la création d’un petit bassin d’épuration contiguë, séparé par un muret immergé ou alors, bien plus efficacement, par pompage vers des bassins de phytoépuration et renvoi des eaux recyclées dans le bassin de baignade. Des pompes de circulation et d’aération permettront d’éviter toute sédimentation et stagnation.
Les plantes aquatiques devront occuper au moins 33 % de la surface de votre bassin : choisissez des espèces locales et adaptées à votre zone climatique, plantez-les en respectant leur enracinement naturel. Toutes les plantes aquatiques pourront trouver leur place dans votre bassin.
L’entretien consiste pour sa part à se défaire des débris végétaux en surface et au remplacement des plantes mortes. Pensez à stoker de l’eau naturelle en quantité afin de pallier, l’été, à l’évaporation. Renseignez vous si une source est proche de votre terrain : vous pourrez peut-être la capter ou en détourner de temps en temps le débit afin de renouveler votre eau.
Si toutefois vous souhaitiez créer un bassin plus moderne et conventionnel, tournez-vous vers les ciments et mortiers écologiques. Libre à vous ensuite d’aménager berges, pontons ou quais.

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