La bio–santé et la bio-cosmétique

Ces dernières années, les secteurs de la santé et du bien-être ont laissé la part belle aux médecines douces, alternatives et complémentaires. Pour parfaire cet « art de vivre », on y a adjoint des critères écologiques et biologiques. L’augmentation ces dernières années du nombre de cancer et maladies liées directement aux pollutions subies dans nos logements où nos zones de travail a mis à jour de nombreuses sources d’intoxications domestiques et professionnelles.

La prise de conscience écologique, les méfaits des toxiques et de nos modes de vie sur nos organismes ont mené l’industrie pharmaceutique et parapharmaceutique sur la piste du bien-être biologique et écologique. La volonté de réconcilier l’Homme avec son environnement en lui proposant des pratiques de santé plus saines a généré un véritable engouement pour ces produits et un bouleversement des habitudes de consommation.

Les grandes villes ont vu fleurir les cabinets de médecines non conventionnelles, médecines complémentaires et alternatives. De nouvelles pratiques paramédicales dont la différenciation avec la médecine conventionnelle est souvent étouffée ont vu le jour. Les cures thermales sont devenues bio, les compléments alimentaires passent au bio, les crèmes et produits cosmétiques passent au bio…

Au final, la bio-santé regroupe à elle seule toutes les pratiques alternatives qui ne font pas usage de produits chimiques ou de traitement médicamenteux. Plus opportuniste qu’environnementale, il convient de se méfier et de ne pas se perdre dans les méandres de cette sinueuse rivière aux affluents parfois mystérieux….

Dans le secteur de la cosmétique et de la beauté, la révolution est là. Les femmes, par nécessité et par obligation, ont des années durant mortifié leur peau avec des produits dangereux et toxiques. Les années 80 ont ainsi donné naissance à une nouvelle valeur : la valeur « nature ». Les produits fleurissaient (au propre et au figuré). L’illusion était créée : une feuille, un fruit, un arbre, une plante ou une référence exotique estampillait indirectement le produit comme « naturel ».

De nos jours, afin de définir des cadres et un référentiel aux produits de l’activité bio, de nombreux organismes se sont posés en certificateurs. Les thèmes directeurs restent les mêmes : éliminer de la composition des produits le maximum de produits synthétiques, toxiques et transformés, assurer une traçabilité des matières premières et contrôler la durabilité des pratiques d’extractions (selon des critères environnementaux, sociaux et durables).

Les labels et organismes certificateurs sont pour les plus sûrs et les plus connus : ECOCERT, cosmebio, le BDIH, NaTrue…

L’industrie de la cosmétique conventionnelle a donc elle aussi pressenti la vague nature et propose désormais des lignes bio. Ces produits sont d’une efficacité sans doute moindre mais d’un impact sanitaire considérablement plus limité.

Chaque site, chaque magazine féminin traite aujourd’hui sans exception et dans le détail de cette cosmétique naturelle. Les sites de vente en ligne fleurissent. La tendance opportuniste laisse la place aujourd’hui à un véritable phénomène de mode.






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