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La voiture écologique

Pratique ou ludique, modeste ou luxueuse, classique ou sensationnelle, l’automobile est un bien de consommation que nous jugeons tous différemment. Certains s’en passent, d’autres vivent avec. C’est un espace de liberté, un lieu de vie : on y parle, on y mange, on s’y dispute etc. elle est le vecteur de souvenirs familiaux, personnels, sentimentaux et parfois même douloureux.
Les différents lobbies voient en elle un objet de destruction, de pollution, de plaisir ou de vénération.
Pourtant, l’automobile à moteur thermique, telle que nous la connaissons, est peut être vouée à disparaitre. Dans quelques années, les réserves de pétrole connues seront vraisemblablement épuisées. Alors les évolutions technologiques vont bon train. L’offre en matière de motorisation s’élargie et se diversifie : les autos deviennent hybrides, à bicarburation, électriques, photovoltaïques ou encore à air comprimé…
La course est lancée. Les constructeurs annoncent tous la mise sur le marché de leurs modèles alternatifs. L’intérêt va dans un premier temps vers les technologies de motorisation hybrides et électriques. Les autres systèmes, plus expérimentaux tels que l’air comprimé, l’eau ou l’hydrogène, demandent encore un affinage technologique.
Quoiqu’il en soit, pour nous faire patienter. Mais en l’espace de deux générations, les constructeurs ont divisé par deux la consommation de nos moteurs thermiques. Face aux exigences environnementales et à la pression des consommateurs, les constructeurs ont lancé des modèles basses consommations avec, dans certains cas, des véhicules flirtant avec les 3 ou 4 litres en vitesse stabilisée…
Par exemple, chez Peugeot, pour des moteurs essence et des modèles équivalents, le constructeur proposait :
la 405 (1987 à 1997) qui consommait entre 9 et 12 litres, puis
la 406 (1995 à 2004) qui consommait elle entre 7 et 10 litres et de nos jours,
la 407 (depuis 2004) qui consomme, entre 6 et 8 litres…
Ajoutons à cela que chaque voiture a vu son poids augmenter en moyenne de 10 à 15 kilos (électronique, systèmes de sécurité et équipements divers), ainsi que ces performances (110 ch, 117 ch puis 125 ch aujourd’hui).
Les constructeurs japonais proposent eux des voitures hybrides fiables et économiques, pour des prix allant de 16.000 à 25.000€ et promettent des consommations de 3.5 à 5 litres. Le choix n’est pas encore pléthorique, mais les modèles connaissant dans le monde un vif succès.
Parallèlement à cela, le gouvernement a mis en place des mesures informatives, incitatives et dissuasives dans le domaine de l’automobile.
- Les étiquettes énergies présentes sur les automobiles permettent de connaître les émissions de carbone pour 100 kilomètres parcourus avec un classement allant de A à G.
A : émissions inférieures ou égales à 100 g/CO2/km
B : de 101 à 120 g/CO2/km
C : de 121 à 140 g/CO2/km
D : de 141 à 160 g/CO2/km
E : de 161 à 200 g/CO2/km
F : de 201 à 250 g/CO2/km
G : supérieures à 250 g/CO2/km
- Depuis 2008, un système de bonus/malus écologique est mis en place. Cela concerne les voitures émettant au maximum 130g CO2/km. Le malus, quant à lui, s’applique aux voitures émettant plus de 160g CO2/km. Il existe une zone intermédiaire où il n’y a ni bonus ni malus. Elle concerne les voitures qui émettent entre 131 g et 160 g de CO2/km.
Depuis le début de l’année, une prime à la casse de 1.000 euros sur les véhicules de plus de 10 ans est attribuée. Cette aide est attribuée à la condition qu’elle s’accompagne de l’acquisition d’un véhicule neuf dont les émissions de dioxyde de carbone sont inférieures ou égales à 160 grammes de CO²/km. Elle s’applique aux véhicules achetés entre le 4 décembre 2008 et le 31 décembre 2009. Ce super bonus s’ajoute au bonus précédent si le véhicule neuf acheté émet au maximum 130 grammes de CO²/km.

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