La ventilation

Très souvent ignorée, la ventilation est une donnée importante de l’éco-habitat. Une maison bien isolée ne subit en théorie de déperdition de chaleur que par le circuit de ventilation (de 5 à 20%).

Cette action mécanique ou naturelle répond à des exigences sanitaires et techniques. En effet, l’activité humaine et animale est génératrice d’une pollution olfactive, d’humidité et de poussières. Les équipements, les matériaux, les revêtements libèrent eux aussi des substances plus ou moins nocives, et la capillarité naturelle des matériaux de construction apporte parfois un excès d’humidité.

Il est donc essentiel de renouveler avec régularité l’atmosphère de nos habitations afin de le rendre sain, respirable et d’en assurer la pérennité. Il est important de considérer l’utilisation qui est faite des différentes pièces d’une habitation. L’évacuation de l’air vicié d’une cuisine, d’une salle de bains ou d’une chambre ne doit pas être prise en compte à l’identique.
Mais évacuer l’air nécessite aussi de le renouveler. Des aérations doivent être prévues à cet effet. Les constructions anciennes bénéficiaient des conduits de cheminée et les défauts d’étanchéité contribuaient à extraire l’air vicié. De nos jours, nos habitations hermétiques et confinées nécessitent l’aménagement de voies d’entrée et de sortie.

L’effet cheminée est l’aspiration de l’air par un conduit. Une dépression régulière se créée et permet l’évacuation de l’air. Bien souvent, les grilles d’aération (murs, fenêtres, portes…) mal dimensionnées génèrent un renouvellement d’air trop important.

Une ventilation performante et adaptée est la garantie d’un air sain et d’un bon équilibre thermique été comme hiver. Son objectif est donc de renouveler l’air, évacuer l’humidité et les polluants.

L’humidité est génératrice dans une habitation confinée de nombreux désordres. Les pièces humides génèrent une quantité importante de vapeur d’eau. Mal évacuée, l’humidité se fixe et créée moisissures et pourrissements. Viennent ainsi les allergies respiratoires et les syndromes asthmatiques. En outre, dangereux gaz sournois et discret, le monoxyde de carbone peut s’avérer mortel. Il provient de la combustion incomplète du gaz, du fuel et des comburants des appareils de chauffage mal réglés ou mal raccordés. Il est donc primordial de veiller au bon entretien de ses appareils de chauffage.

Plusieurs méthodes de ventilation s’offrent à vous. Bien qu’indissociable du confort thermique, la VMC n’est pas un équipement obligatoire. Bien organisée, une aération régulière vous permet l’économie de cette installation. L’essentiel de la ventilation est de n’extraire que le volume d’air nécessaire. Une sur-ventilation induit une hausse de votre facture énergétique car vous devrez compenser les pertes par un apport plus important en chauffage.

La ventilation naturelle
Principalement initiée par une aération régulière des pièces de votre logement, dans des conditions normales, quelques minutes par jour et par pièce peuvent suffire.
L’hiver, au préalable, il faudra veiller à couper les radiateurs avant toute aération. Le laps de temps très court (5 à 10 minutes) ne refroidit que l’air ambiant. Les murs et le mobilier conserveront une partie de la chaleur qu’ils ont stockée. Une fois les fenêtres fermées, il conviendra d’attendre quelques minutes que l’air de la pièce se réchauffe puis, l’équilibre thermique revenu, vous pourrez remettre en service vos radiateurs.

La ventilation mécanique contrôlée
Méthode répandue en construction et en rénovation, la VMC permet un renouvellement régulier de l’air. Elle est soumise pour son installation et ses caractéristiques d’évacuation et d’aspiration à des exigences réglementaires et légales. Le choix d’un appareil ne doit pas se faire uniquement sur de simples critères de prix. Les modèles offrent des performances différentes : les « moins gourmands » peuvent être asservis à des panneaux photovoltaïques et fonctionner ainsi en autonomie.

La VMC simple flux
L’air de renouvellement est aspiré de l’extérieur vers l’intérieur par dépression. Un ventilateur expulse l’air vicié en l’aspirant par les pièces d’extraction (cuisine, salle d’eau et WC). Le débit d’air est constant.

La VMC double flux
Elle fonctionne sur le même principe que la méthode simple flux, à la différence que l’air neuf est aspiré par un second ventilateur et diffusé dans les pièces habitables.

La VMC hydroréglable
Fonctionnant sur le même principe que la méthode simple flux, le volume d’air extrait est fonction de l’humidité ambiante de l’air.

La VMC gaz
Elle reprend les méthodes précédentes et aspire de surcroit les résidus de combustion des appareils de chauffage fonctionnant au gaz, au fuel et au bois.

Certaines technologies permettent de récupérer la chaleur de l’air extrait vers l’extérieur et de la transmettre par échange à l’air entrant. Les déperditions d’énergie peuvent ainsi être considérablement limitées. Les taux de rendement avoisinent pour certains appareils les 90 %...







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