Chauffage bois et dérivés

Combustible ancestral de l’humanité, il est remis à l’honneur depuis une dizaine d’année dans nos foyers. Les appareils de chauffage bois ont bénéficié ces dernières années de fortes impulsions novatrices et techniques qui permettent d’offrir aujourd’hui des rendements optimum. Bien maitrisée, c’est donc là une solution performante, renouvelable, très économique et très vite rentabilisée.

Cependant, pour être écologique et peu polluant, votre bois doit être sec et propre, et votre installation performante et entretenue. En France, le bois de chauffage est un sous produits de l’exploitation de nos forêts. L’excellente gestion sylvicole française a permis le quasi doublement des surfaces boisées depuis le 19ème siècle. Un bois trop jeune, trop humide et inadapté augmente considérablement votre consommation, produit d’avantage de Co² et encrasse vos appareils.
N’oubliez pas que le bois bénéficie d’une norme Afnor NF qui garantie l’origine par son étiquetage les qualités, quantités et caractéristiques de des essences que vous achetez. C’est bien évidement vers cette filière qu’il est judicieux de se tourner.


Les essences sont classées en deux catégories:

- Les feuillus dits durs : chêne, hêtre, frêne, érable, bouleau, orme, châtaignier, charme, noisetier, noyer ou merisier des essences très denses qui sont parfaitement adaptés au chauffage domestique.

- Les résineux et feuillus dits tendres : épicéa, sapin, pin, mélèze, saule, peuplier qui sont moins denses et brûlent deux à trois plus vite que les feuillus durs. Les résineux produisent beaucoup d’énergie dans un laps de temps réduit… Ces essences se dégradent plus vite lors du stockage.
Ne brulez jamais de bois traité ou transformé, les émissions toxiques sont polluantes et néfastes.
Il existe aujourd’hui des installations qui offrent des taux de rendements supérieurs à 80 % !! Alors que nos cheminées traditionnelles à foyer ouverts offrent honteusement 10 % et nos vieux poêles timidement 50 %.


Les différents conditionnements du bois :

LES BUCHES
C’est le combustible le plus courant, hormis le séchage naturel, il ne subit aucune transformation. Il doit être séché durant près de 2 ans (1 an s’il est fendu), ce qui lui fait perdre une grande partie de l’eau qu’il contient et lui assure une meilleure combustion et un bien meilleur rendement. C’est une solution qui peut se révélée encombrante si on ne bénéficie pas de l’espace nécessaire.

LES PLAQUETTES FORESTIERES OU BOIS DECHIQUETE
Elles présentent un rendement énergétique supérieur à la bûche de bois. Elles permettent la valorisation des déchets de bois mais nécessitent un équipement spécifique et un stockage dédié. Une vis sans fin alimente la chaudière. C’est un combustible écologique et économique.

LES GRANULES
D’un grand intérêt environnemental et économique, il est plus simple à stoker que les bûches de bois ou les plaquettes.

On trouve les granulés de bois (sciure compressée) et les granulés de paille, d’un rendement plus faible que le bois, mais plus économiques à l’achat.


Les appareils de chauffage :

Classique, rétro, design, en acier ou en fonte, les poêles à buches diffusent une chaleur par convection. Ils ont des rendements qui vont de 50 à 80 %.

Les vieux poêles à bois sont extrêmement polluants et leurs performances se limitent bien souvent à 50 %. Les anciens poêles à bois rejettent 40 à 80 grammes de fumée par heure tandis que les nouveaux appareils, conformes aux normes EPA, ne produisent que 2 à 5 grammes l’heure ! Les versions modernes offrent des rendements de 70 à 80 %.

Le poêle à granulé offre lui un rendement de 80 à plus de 90 %.

Le poêle à accumulation emmagasine la chaleur du foyer et la restitue par inertie les heures suivantes. Le rendement est de 70 à 85 %, il pèse parfois très lourd (1 tonne) et ne peut être installé aussi aisément qu’on le souhaiterait.

Les chaudières à plaquettes et à granulés, autonomes de plusieurs jours à un an et ont aussi d’un excellent rendement qui est établi jusqu'à plus de 90 %.

Le prix des appareils de chauffage au bois est parfois très élevé, mais les économies réalisées sont immédiates. Si vous souhaitez produire de l’eau chaude sanitaire avec votre installation, il sera nécessaire de créer un local spécifique, car votre chaudière devra fonctionner en continu.

Les aides sont nombreuses, l’Anha peut vous subventionner, vous bénéficierez outre du taux de TVA à 5.5 % d’un crédit d’impôt très intéressant.

Le label « flamme verte » vous permettra de sélectionner les professionnels qui vous préposeront des solutions économiques, sûres, performantes et respectueuses de l’environnement.







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