Isoler

L’isolation, voilà donc le point faible de nos logements… Nous rêvons tous du confort thermique absolu, cet idéal qui se résume finalement à être protégé du froid l’hiver et à l’abri de la chaleur l’été.

Nos logements modernes, récents ou anciens sont énergivores, de véritables passoires qui obligent à surchauffer pour pallier aux déperditions thermiques, tout cela fait au détriment de notre portefeuille et de notre environnement.
Source d’économies non négligeables et immédiatement perceptibles, une isolation performante permet de réduire les dépenses énergétiques de nos foyers et limiter l’impact environnemental de notre présence et de nos activités en réduisant notre production de co². En définitive, sachez qu’une bonne isolation a une action sur notre confort, nos finances et l’environnement.

L’isolation fonctionne selon un procédé très simple. Le matériau en lui-même n’isole pas, c’est la quantité d’air qu’il emprisonne qui fait de lui un isolant. Plus l’air peut se déplacer dans le matériau, moins il transmet de chaleur et donc, meilleure est l’isolation. C’est là le principe de la conductivité thermique, la mesure du transfert de chaleur suite aux échanges de températures intérieures et extérieures symbolisées en physique par le coefficient k. Vient ensuite la notion de résistance thermique. R est la capacité d’un matériau à agir comme isolant. Plus le coefficient est grand, moins il y a de transferts thermiques. R est schématiquement fonction de l’épaisseur du complexe isolant.

Sur le plan national, pour qu’un matériau soit considéré comme isolant, il doit être normé par l’Association pour la Certification des Matériaux Isolants, l’ACERMI, qui contrôle ses performances et préconise son emploi. En outre, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment le CSTB, qui délivre les avis techniques sur les matériaux de construction et attribue les garanties décennales, a déjà validé plusieurs éco-matériaux isolants (plumes, chanvre, cellulose...).

On utilisera de préférence des matériaux en vrac pour isoler les planchers non accessibles, et en rouleaux pour les combles et toitures. Les panneaux semi-rigides conviendront aux parois verticales ou aux toitures. L’isolation la plus performante est celle qui est faite de l’extérieur, ce qui limite considérablement les ponts thermiques.
D’un point de vue sanitaire, l’isolation phonique doit être prise en compte. Les nuisances sonores ne sont jamais perceptibles au premier abord mais apparaissent quand on se familiarise avec son environnement. Il est donc important d’en tenir compte à la construction ou lors de la rénovation, en choisissant des matériaux associant performances thermiques et phoniques.

En général, plus un matériau est lourd ou dense, et plus il limite la propagation des ondes sonores. Plusieurs indices définissent des pollutions sonores d’origines variées. La mesure Rw est celle utilisée pour les bruits les plus lourds (trafic aérien et routier). Les isolants phoniques en bâtiment ont pour but d’étouffer le bruit en l’absorbant.

OU ISOLER ?

Les travaux d’isolations ont pour fonction d’accroître le confort thermique durant les périodes de froid et de se protéger de la chaleur extérieure l’été. Partez du principe que 100% de la chaleur d’une maison non isolée est produite en perte.
Déperditions thermiques dues à des parois non isolées
Toiture 30%
Vitrage 15 %
Murs 15 %
Sols 15 %

Déperditions thermiques dues à une ventilation insuffisante ou mal réglée : 20 %

Déperditions thermiques dues aux ponts thermiques et aux mauvaises
liaisons structurelles 5%

En hiver, les parois extérieures (murs, fenêtres, fondations, toiture) provoquent d’importantes déperditions. Une mauvaise ventilation amène le froid et expulse la chaleur. L’été, le rayonnement solaire direct sur les murs, les vitres et la toiture, provoque une surchauffe de l’intérieur de votre habitat. Des stores, des avancées de toitures, la végétation grimpante, et les écrans que constituent les arbres sont de bons remparts contre la chaleur.

Plus un isolant est d’origine naturelle, moins il est polluant, moins il nécessite d’énergie grise pour être finalisé. Souvent intégralement biodégradable, il se révèle sans danger à l’usage. Les qualités sont bien évidement fonction des filières et des lieux d’approvisionnement. Mais dans tous les cas, exigez des produits certifiés, contrôlés bénéficiant d’une réelle traçabilité. N’achetez jamais un produit dont le vendeur ne connait pas la capacité, les performances et la provenance. Tout est sur l’étiquette. Si vous n’arrivez pas à la déchiffrer, le vendeur se doit de le faire : c’est son métier.

Vérifiez toujours la composition et les traitements appliqués aux matériaux et privilégiez les produits labellisés.

Il est aussi très important de savoir que les isolants d’origine végétale voient entrer dans leur composition des liants polyesters qui servent à les rigidifier et leur donner une bonne consistance.

Pensez aussi à consulter la base de données de l’INIES qui sert de référentiel pour les caractéristiques environnementales et sanitaires des matériaux et produits de construction.







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