Les maraichers bio

N’en déplaise à certaines, mais il est plus juste de considérer qu’avec la guerre, la paysannerie est sans nul doute le plus vieux métier du monde. Les prémisses de l’agriculture remontent au Néolithique, 10.000 ans avant notre ère, époque où l’Homme vivait de ses chasses et cueillettes. Le tournant survint le jour où il commença la domestication animale et la replantation de graines. Et sans être vouloir être polémiste, beaucoup s’accordent à dire qu’en 40 ans de règne sans partage, l’industrie agro-alimentaire a réduit à néant la paysannerie…

Et oui, pour des consommateurs pressés, « exigeants », il a été inventé le « toujours plus pour moins cher » et cela peu importe la qualité, peu importe la méthode et peu importe le goût. Plus il y en a et moins cher nous le payons et plus nous sommes heureux… Ça n’est pas la modernité qui a condamné la paysannerie et le monde agricole à la réclusion, mais bel et bien nos nouvelles habitudes de consommation. La preuve en est aujourd’hui : le retour à une agriculture maraîchère maîtrisée, de saison, de qualité et respectueuse de l’environnement, est salué et plébiscité par tous…

Alors pour réconcilier le rat des champs et le rat des villes, des associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) ont vu le jour. C’est un mouvement qui fut initié en France au début des années 90 par la création des Jardins de Cocagne.

Le fonctionnement des AMAP est basé sur un système solidaire qui engage le consommateur financièrement sur une saison. En contrepartie, le paysan lui assure une distribution hebdomadaire de produits cultivés au sein de son exploitation. Le prix du panier assure au consommateur des produits de qualité payés à un prix juste. Le paysan peut, lui, tirer un revenu décent de l’exploitation de sa terre. Le consommateur est d’autant plus responsabilisé qu’il partage les risques inhérents à l’exploitation de sa future récolte (aléas climatiques et sanitaires…).

Ce principe permet au paysan une garantie de revenus réguliers. Les consommateurs achètent, eux, à un prix équitable, des produits généralement issus d’une agriculture biologique et raisonnée. Viandes, fromages, légumes, fruits et fleurs trouvent place dans ces paniers. Contrairement aux pratiques agricoles intensives, toute la récolte est exploitée ; il n’y a pas d’excédent et donc pas de perte. Les deux parties sont liées directement et sans tiers chargé de la négociation.

D’un point de vue écologique, toutes les données durables sont intégrées, tant, par exemple, pour le fourrage des bêtes à viandes ou à lait, que pour la biodiversité et les particularités locales qui sont fortement encouragées, que pour la création d’emplois et le respect de l’environnement par des méthodes d’agriculture biologique.

Alors n’attendez pas adhérez : http://www.reseau-amap.org

Et souvenez vous en et répétez le : "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France". Sully (1559-1641)







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